samedi 16 décembre 2017

VANDA X HEBRAICA (VANDA DENISONIANA VAR. HEBRAICA)


Exemple de Vanda x hebraica tel qu'il est présenté par Motes, Gardiner & Roberts :

 
                                           
                                  Vanda x hebraica présentant quantité de points sur les pétales et sépales :



 Vanda denisoniana où l'apport de Vanda brunnea est flagrant de par la couleur, les points sur les         tépales et l'apex du labelle marron :


Un exemple de Vanda denisoniana blanc ivoire pur, aucun points sur les pétales et sépales :



Ce Vanda brunnea est un bon exemple de l'introgression de gènes de Vanda denisoniana dans l'espèce, le labelle de V. brunnea pur étant normalement marron :




Motes, Gardiner & Roberts, 2016

Section Obtusiloba

Si Vanda denisoniana et Vanda brunnea sont deux espèces clairement définies, l'étroite parenté entre les deux taxons a toujours posé des problèmes taxinomiques s'agissant des fleurs claires mais rayées, tessellées ou avec des points. On les dénommait auparavant Vanda denisoniana var. hebraica. Mais le concept restait vague, sujet à différentes interprétations et n'était pas entièrement satisfaisant. On est resté ainsi dans le flou jusqu'en 2016 quand Motes, Gardiner & Roberts se sont employés à étudier la question.
Il en ressort que les plantes aux fleurs rayées, tessellées ou avec des points sont en fait le résultat d'une hybridation naturelle entre V. denisoniana  et V. brunnea. L'importance de l'introgression des gènes de V. brunnea dans ces plantes de V. denisoniana est variable : plus ou moins évidente ; bien évidemment en corrélation avec la génération, lointaine ou pas, où l'apport de V. brunnea a eu lieu.

L'inverse est bien entendu tout aussi possible : l'introgression de gènes de V. denisoniana chez V. brunnea. Par exemple les nombreux Vanda brunnea au labelle jaune : Vanda brunnea pur a un labelle marron, le labelle jaune résulte cette fois d'une introgression des gènes de V. denisoniana chez V. brunnea. Tandis que V. denisoniana pur est "blanc à jaune prononcé (voire orange) sans points" (Motes, Gardiner & Roberts, 2016).

Cet hybride naturel entre ces deux espèces si proches a été nommé Vanda x hebraica.
Le nom hebraica se rapporte aux motifs sur les tépales de certaines plantes censés évoquer l'hébreu.

Synonyme : Vanda denisoniana var. hebraica

Répartition : Birmanie (Myanmar) , province du Yunnan en Chine et Thaïlande où Vanda denisoniana et Vanda brunnea sont tous les deux présents.

Fleurs : similaires par la forme et la taille à V. denisoniana mais en général plutôt jaunes ou, plus rarement, flirtant avec le marron. Sépales et pétales rayés, tessellés ou avec de nombreux points (toutefois il ne convient pas aux plantes ayant seulement quelques points sur les tépales de les libeller x hebraica). Les lobes latéraux sont grands et arrondis, caractéristique partagée par les deux parents. Le labelle est plus proche de celui de Vanda brunnea, c'est à dire avec une contraction plus marquée en son milieu.

Plante : les ports de Vanda denisoniana et Vanda brunnea étant, eux aussi, extrêmement proches, les plantes ont logiquement l'aspect des deux espèces.




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