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samedi 20 mai 2017

VANDA FLAVOBRUNNEA (VANDA PUMILA)







                       Photo 5 : plante de Vanda flavobrunnea photo/copyright Maryse Deraeve





Rchb.f. 1886

Section Cristatae

Plus communément rencontré dans les collections sous les noms de Vanda pumila ou Trudelia pumila, Vanda flavobrunnea ayant été décrit dix ans (1886) plus tôt que Vanda pumila, la règle de priorité s'applique et il convient donc d'identifier ce taxon correctement comme Vanda flavobrunnea. C'est l'une des plus petites plantes du genre alors que les fleurs mesurent une taille honorable d'approximativement 5 cm.
L'aire de répartition est immense : du Népal à Sumatra. L'espèce ne supporte pas les hautes  températures et ainsi les plantes dépérissent rapidement si elles sont cultivées dans des conditions inadéquates. Vanda flavobrunnea est assez largement répandu en culture en raison de sa petite taille, de son parfum et de la beauté des fleurs blanches aux labelles rayés de rouge pourpre.

Les plantes de Sumatra sont connues pour avoir des tépales plus verts et les couleurs du labelle sont plus intenses.

Synonymes : Vanda pumila, Trudelia pumila.

Répartition : du Népal à Sumatra en passant par le Sikkim, le nord de l'Inde, la province du Yunnan en Chine, le Myanmar (Birmanie), nord de la Thaïlande, nord du Laos, Vietnam et nord de Sumatra.
Noms vernaculaires : Euang Park Pet au Laos, Ai Wan Dai Lan 矮万代兰  en Chine, en Thaïlande : Salaeng.

Fleurs : de 5 à 6 cm. Les pétales et sépales sont blancs à crème, voire crème-verdâtre pour la forme de Sumatra et sont fortement courbés vers l'avant. Le sépale dorsal est souvent particulièrement recourbé donnant l'aspect d'une fleur pas complètement ouverte (photo 2). Le labelle est particulièrement attractif (photo 2) : concave, à l'apex arrondi, il est parcouru de lignes longitudinales rouge à pourpre plus ou moins soutenues selon les formes, voire d'une plante à l'autre. Éperon conique.

Inflorescence : courte de 5 cm, elle est verticale à horizontale et porte de 2 à 4 fleurs.

Plante : (photo 5) naine d'à peine 15 cm. Feuilles coriaces et liguées.



lundi 12 octobre 2015

VANDA LUZONICA










Loher ex Rolfe 1915

Section Deltoglossae

Vanda luzonica est l'un des Vanda les plus attrayants qui soit. Très proche de Vanda tricolor, il fut un temps regardé comme l'une de ses variétés. Autrefois abondant sur les versants du Mont Pinatubo, la terrible éruption volcanique de 1991 entraina la raréfaction, sinon la quasi disparition de cette espèce dans son biotope.

L'élégance de Vanda luzonica a tout naturellement amené les obtenteurs à s'intéresser à cette plante. Un de ses premiers hybrides, apparu dès 1928, est Vanda Boschii (Vanda luzonica x Vanda tricolor) qu'il convient de mieux connaitre : Martin Motes relève que nombre de plantes étiquetées V. luzonica sont en réalité des Vanda Boschii. Cet hybride, contrairement à l'espèce, tend à avoir d'abondantes taches, voire de points, rose magenta sur la totalité des tépales et pas seulement à l'apex de ceux-ci. Enfin, Vanda Boschii est parfumé tandis que V. luzonica ne l'est pas.

Le nom de l'espèce fait, bien entendu, référence à l'ile de luçon (Luzón en espagnol et Luzon en anglais) aux Philippines.

Synonyme : sans synonyme.

Répartition : apparemment endémique aux seules provinces de Bulacan, Rizal et Zambales dans le centre de Luçon.

Fleurs : d'approximativement 5 cm avec les pétales couramment tordus. Les tépales sont blancs tachés de rose magenta à leurs extrémités ainsi qu'autour de la colonne. Le labelle (photo 4) est également de cette couleur.

Inflorescence : érigée et portant de 10 à 25 fleurs.

Plante : bien que mesurant ordinairement une soixantaine de centimètres (photo 5), c'est un Vanda pouvant dépasser le mètre cinquante. Les feuilles (photo 6,7 et 8) sont arquées, coriaces et peuvent atteindre jusqu'à 45 cm de long.


VANDA LILACINA













Teijsm. & Binn. 1862

Section Flabellata

Les plantes de Vanda lilacina font 15 cm de haut et les fleurs 2,5 cm ce qui fait de cette ravissante espèce l'une des plus petites du genre.

Le nom de la plante est tiré du latin lilacinus : de couleur lilas.

Synonyme : Vanda laotica

Repartition : est de la Birmanie, nord-ouest du Cambodge, sud de la province du Yunnan en Chine, nord du Laos, nord du Vietnam et nord, nord-est, est et ouest de la Thailande.
Noms vernaculaires : Khem Khao au Laos et en Thailande. Au Viêtnam : Huệ đà tía.

Fleurs : de 1,8 x 2,5 cm pouvant être lilas mais le plus souvent blanches. Petales tordus à 90 degrés en arrière. Labelle (photo 4) de couleur pourpre à la base blanche et arqué a l'apex. Lobes latéraux tachés de pourpre. Longs pédicelles. Eperon (photo 5) courbé et en forme d'entonnoir.

Inflorescence : (photo 6) longue et érigée portant de 8 a 20 fleurs.

Plante : (photo 7) naine de 15 cm. Feuilles (photo 8 et 9) pliées le long de la nervure centrale, arquées et à l'apex denté.

samedi 11 janvier 2014

VANDA GARAYI (ASCOCENTRUM GARAYI)











(Christenson) L.M. Gardiner 2012

Section Ascocentrum

L'ensemble des Ascocentrum ayant été transféré dans le genre Vanda, ce taxon est renommé Vanda garayi.

Vanda (Ascocentrum) garayi est une plante communément rencontrée dans les collections mais le plus souvent identifiée, à tort, comme Ascocentrum miniatum (plante transférée quant à elle dans le genre Vanda sous le nom de Vanda miniata).
Selon le taxonomiste Eric A. Christenson, le "vrai" Ascocentrum miniatum Vanda miniata pousse uniquement à Java ( et Sumatra ?) et est rarement rencontré en culture. La quasi totalité des plantes vendues sous ce nom proviennent des fermes thaïlandaises et sont, de fait, des Vanda (Ascocentrum) garayi.
Toujours selon Christenson, les plantes originaires des Philippines et étiquetées Ascocentrum miniatum Vanda miniata sont, quant à elles, en réalité des Ascocentrum aurantiacum subsp. philippinense (de nos jours renommé Vanda aurantiaca subsp. philippinensis).

L'espèce a été dédiée au taxonomiste américain Leslie A. Garay.

Synonyme : Ascocentrum garayiAscocentrum miniatum var. garayi.

Répartition : Cambodge, Thailande et Vietnam.

Nom vernaculaire : Khem Saet en Thaïlande. Au Vietnam : Hòa hoàng hoa vàng, Nang thân nhò, Hòa hoàng.

Fleurs : plates, de 1,2 à 1,6 cm et de couleur orange (photo 4). Eperon relativement long par rapport au labelle (photo 7). Les fleurs de Vanda garayi sont d'un orange plus prononcé avec des tépales plus ronds ainsi qu'un labelle presque droit comparativement à celles de Vanda miniata qui sont de couleur plus claire avec des tépales plus étalés et un labelle largement plus arqué.

Inflorescence : (photo 1, 2 et 3) souvent multiples, mesurant jusqu'à 25 cm de longueur, elles sont érigées et peuvent porter près de 40 fleurs.

Plante : de petite taille, au grand maximum 30 cm et tendant à produire quantités de rejets pouvant ainsi produire des floraisons tout à fait spectaculaires (photo 1,2 et 3). Feuilles très rapprochées les unes des autres, en V, coriaces et épaisses (photo 5 et 6).


samedi 28 septembre 2013

VANDA ARCUATA











J.J. Sm. 1907

Section Deltoglossa

Longtemps qualifiée d'espèce "perdue", Vanda arcuata fut décrit en 1907 d'après un spécimen probablement collecté plusieurs années auparavant dans les environs de Manado, au nord de Sulawesi, qui fut envoyé à J.J. Smith au jardin botanique de Buitenzorg (aujourd'hui la ville de Bogor). On perd trace de l'espèce pendant 90 ans avant que ne soient de nouveau proposées à la vente des plantes de Vanda arcuata dans le nord de Sulawesi.

Le nom de l'espèce fait référence au labelle qui est fortement descendant et arqué.

Synonyme : sans synonyme.

Répartition : l'aire de répartition exacte est encore inconnue mais semble restreinte à la partie orientale du nord  de Sulawesi.

Fleurs : cireuses et parfumées, elles mesurent entre 4 et 5 cm. Pétales et sépales jaunes vivement marqués de rouge brun exceptés le long d'un liseré autour des tépales. Labelle jaune recouvert sur les parties extérieures d'orange brun et présentant de 3 à 4 rayures longitudinales de couleur rouge orange. Lobe médian légèrement mobile. Colonne et éperon tachés de rouge.

Inflorescence :  à peu près aussi longue que les feuilles, l'inflorescence porte de 5 à 9 fleurs.

Plante : les sujets mesurent typiquement de 40 à 50 cm mais peuvent aussi atteindre près de 1m 40. Les feuilles, rubanées, sont inégalement bilobées à l'apex.

dimanche 1 septembre 2013

VANDA VIETNAMICA (CHRISTENSONIA VIETNAMICA)











(Haager) L.M. Gardiner 2012

Section Flabellata

Suite à des analyses ADN (publiées en 2012 dans le volume 6 de l'ouvrage Genera Orchidacearum), cette plante, à l'instar des AscocentrumNeofinetiaTrudelia et quelques Saccolabium, a été transférée dans le genre Vanda.
Ainsi Christensonia vietnamica devient Vanda vietnamica même si, bien évidemment, il faudra patienter avant qu'on ne le rencontre ainsi nommées dans les collections.

C'est le botaniste tchèque Jiří R. Haager accompagné de O. Dubec qui découvrirent Vanda / Christensonia vietnamica en avril 1989 (mais l'espèce ne fut publiée qu'en 1993) dans une forêt semi-caduque près du village de Ninh Tay dans le sud du Viêtnam. 

Bien avant que cette plante ne soit déplacée du genre Christensonia à celui de Vanda, le taxonomiste américain Eric A. Christenson, à qui Haager a dédié le genre Christensonia et auteur de la liste des espèces de Vanda sur laquelle ce blog se base, estimait que cette plante était un pont taxonomique entre AeridesRhynchostylis et Vanda. L'espèce la plus proche est Vanda (Aeridesflabellata.
Il existe également un article sur Vanda flabellata dans ce blog.

En dépit d'une découverte relativement récente, cette espèce a rapidement gagnée en popularité et est désormais facilement trouvable. Outre la beauté intrinsèque des fleurs, le fait que les plantes soient de petites tailles et de culture facile ont beaucoup contribué à cette engouement.

Synonyme : Christensonia vietnamica.

Répartition : la répartition exacte de cette espèce est encore méconnue. L'espèce fut découverte dans le village de Ninh Tay au sud du Viêtnam à une altitude de 100 m.

Fleurs : 3,2 cm de diamètre, de couleur jaune à jaune verdâtre. Pétales et sépales elliptiques et obtus. Labelle blanc, de grande taille, sans callosité et à la marge finement dentelée et ondulé. Lobes latéraux rectangulaires. Eperon long et droit.

Inflorescence : de une à trois inflorescences érigées, d'approximativement 8 cm de longueur et portant de 3 à 5 fleurs .

Plante : de taille modeste, de 7 à 30 cm, voire plus pour les sujets âgés.

lundi 29 juillet 2013

VANDA TRICOLOR VAR. SUAVIS


Photo 2 : copyright Tommy Ljunggren, Helsingborg, Suede/Sweden.



Photo 4 : forme alba de Vanda tricolor var. suavis, copyright Hélène Royer, France. Ces formes, blanches et jaunes, que cela soit de tricolor ou de sa variété suavis comme ici, sont trouvées en Indonésie sous le nom var. pallida.






(Lindl.) Rchb.f. 1864

Section Deltoglossa

Un grand classique et cela à juste titre : couleur, taille des fleurs, parfum et ponctuation font de Vanda tricolor var. suavis une espèce tout à fait remarquable.

A longtemps été traitée comme une espèce distincte avant d'être considérée comme une variété de Vanda tricolor. Toutefois, encore en 2009 un auteur tel que Destario Metusala préconisait d'avantages de recherches afin de savoir si cette plante devait être considérée comme faisant partie du vaste complexe Vanda tricolor ou non.

La variété suavis diffère de l'espèce type principalement par des pétales et des sépales plus longs et moins larges, un labelle plus étroit ainsi qu'une inflorescence comportant davantage de fleurs et plus longue.

Cette variété a bien évidemment été nommée en référence au fort et agréable parfum des fleurs.

Il existe également une très attractive forme alba de Vanda tricolor var. suavis (photo 4).

Synonyme : Limodorum suaveolens, Vanda suaveolens, Vanda suavis.

Répartition : Centre et est de Java ainsi qu'à Bali. Fortement douteuse en Australie et au Laos. Certains auteurs (Backer et Bakhuizen 1968) pensent que les habitats de Vanda tricolor et Vanda tricolor var. suavis sont distincts mais Philipp Cribb de Kew affirme avoir vu les deux plantes poussant en meme temps sur des palmiers à sucre a Java.

Fleurs : fortement parfumées de 5 à 8 cm. Pétales et sépales étroits à leur base, oblongs, ondulés à l'extrémité. Les pétales sont très souvent tordus et renversés sur l'horizontal. La couleur de base des tépales est blanche tachetée d'un rouge sang, rouge pourpre ou brun. Labelle magenta à pourpre ou bien encore rose, généralement plus foncé à la base et parcouru de trois crêtes jusqu'au lobe médian, lobe médian étroit, souvent courbé et plus clair que le reste du labelle, apex plus ou moins bilobé. Eperon court. Lobes latéraux presque carrés.

Inflorescence : (photo 2) de 6 à 15 fleurs, quelquefois plus. Longue de 25 cm, l'inflorescence est érigée ou subérigée.

Plante : (photo 2 et 4) de grande taille, pouvant largement dépasser le mètre. Feuilles (5 et 6) ligulées, carenées, recourbées et bilobées à l'apex.